Centre Loire | Thème Innovation 
Le 02/10/20

Gyrolift révolutionne le fauteuil-roulant 

Seulement trois ans après son lancement, le fonds public-privé Loire Valley Invest, auquel le Crédit Agricole Centre-Loire participe, a déjà investi 5,5 millions d’euros dans 15 start-up. Coup de projecteur, à Orléans, sur l’une d’entre elles.

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Un module robotique lié au fauteuil roulant permet à son utilisateur de se déplacer aussi bien assis que debout. © Gyrolift

Installée au Lab’O Village by CA Orléans l’an dernier, Gyrolift s’est donnée pour mission de révolutionner l’univers du fauteuil roulant. Comment ? En partant de la plateforme d’un gyropode puis en lui rajoutant un module robotique afin de permettre à son utilisateur de se déplacer aussi bien assis que debout. Trois brevets ont été déposés pour l’occasion. Ce fauteuil-verticalisateur s’utilise comme un Segway, en inclinant son corps.

Un concept issu d’un projet de fin d’étude

Plus concrètement, Gyrolift est un concept directement issu d’une thèse de doctorat. Celle d’un jeune docteur en Robotique issu de l’université de Versailles, Lambert Trénoras, aujourd’hui CEO de l’entreprise. En début d’année 2019, alors que Gyrolift cherche des moyens et des locaux pour se développer, Lambert Trénoras rencontre Go Capital, le Fonds commun de placement dédié aux sociétés innovantes qui gère aujourd’hui le fonds Loire Valley Invest. « Tout cela s’est fait très naturellement », explique le jeune entrepreneur dont la société a reçu plus de 2 millions d’euros au total, avec l’appui de la BPI. 

Des synergies avec le Village by CA

Fin 2019, la start-up déménage des Yvelines, sa patrie d’origine, à Orléans. « Nous n’aurions jamais pu trouver en région parisienne des locaux et un écosystème comme celui que nous avons trouvé au Lab’O. » Ces locaux abritent aujourd’hui une unité d’assemblage. « Nous avons vu tout de suite les synergies possibles avec l’environnement du Village by CA. Nous discutons régulièrement avec eux de nos projets et, avec Go Capital, ils nous soutiennent et nous donnent énormément de bons conseils en cette période compliquée. » La jeune pousse est aujourd’hui en phase d’homologation et de lancement de son dispositif. « Après la production, nous travaillons en ce moment sur le marquage CE et la prise en charge par l’Assurance maladie », confie Lambert Trénoras. La commercialisation, elle, est prévue d’ici la fin de l’année ou début de l’année prochaine.