Nord de France | Thème Développement durable 
Le 31/01/20

Boralex : un refinancement dans le vent 

La Caisse régionale Nord de France, Unifergie — filiale de Crédit Agricole Leasing & Factoring — et Crédit Agricole CIB ont participé au refinancement du portefeuille d'actifs français de Boralex. L’opération constitue le plus important refinancement de portefeuille d’actifs d’énergie renouvelable en France.

Boralex
Boralex est un acteur majeur des énergies renouvelables, spécialisé dans l'éolien, le solaire, l'hydroélectrique et le thermique. © Boralex.

Il y a un peu plus de vingt ans, le groupe canadien Boralex faisait ses premiers pas sur le marché des énergies renouvelables françaises en développant une centrale de cogénération adossée à une usine papetière dans le Nord de la France à Blendecques. Quatre ans plus tard, Boralex prenait une orientation décisive avec une première installation éolienne dans l’Hexagone. « Aujourd’hui, Boralex est coté en Bourse à Toronto et est devenu le premier opérateur indépendant de l’éolien terrestre à l’échelle de la France, indique Patrice Anquez, directeur adjoint du centre d’affaires grandes entreprises du Crédit Agricole Nord de France. C’est aussi un client de longue date que notre Caisse régionale accompagne très régulièrement depuis l’installation de son siège social à Blendecques (62). » Le  parc français de Boralex s’élève à 61 installations, soit une capacité de 1 014 MW correspondant à la consommation annuelle de 500 000 foyers.

Refinancement record

Fin novembre 2019, Boralex a franchi une étape importante de son histoire en réalisant la plus grande opération de refinancement de l’industrie des énergies vertes en France, pour un montant de 1,1 milliard d’euros, toujours avec le Crédit Agricole à ses côtés. « A cette occasion, nous avons privilégié l’effet groupe, poursuit Patrice Anquez. En effet, outre la Caisse régionale, Cacib et Unifergie ont pris une part importante à l’aventure. »

Futures opérations

L’enjeu de ce refinancement : regrouper l’ensemble de ses actifs qui étaient auparavant financés individuellement et répartis sur une trentaine de conventions de crédit. L'idée étant de dégager des ressources financières supplémentaires afin d’accompagner le développement de futures opérations. « Le montage inclut également une tranche de 125 M€ destinée à la construction de projets supplémentaires à court terme qui auront par la suite vocation à être refinancés à leur tour », ajoute Guillaume Calandre, de l’équipe ingénierie financière du Crédit Agricole Nord de France.